Des propositions de loi en cours d'examen visent à libérer enfin la possibilité d'utiliser un critère de localisation géographique dans l'attribution des marchés publics de restauration collective. Ces textes répondent à une contradiction majeure : les collectivités souhaitent acheter local mais ne peuvent actuellement pas l'imposer explicitement, au nom du principe de non-discrimination.
Malgré l'obligation d'atteindre 50 % de produits durables et de qualité, les résultats en matière de relocalisation restent insuffisants. Le dispositif actuel favorise parfois des produits importés labellisés au détriment de productions locales non labellisées, mais respectueuses des normes nationales.
Deux propositions de loi (déposées en novembre 2025) suggèrent des changements profonds :
Avec près de 20 milliards d'euros d'achats alimentaires annuels, la restauration collective publique est un levier majeur pour soutenir les productions nationales, réduire les émissions liées au transport et garantir une juste rémunération des agriculteurs.
Attention : Ces propositions sont actuellement en cours d'examen parlementaire. En attendant leur éventuelle adoption, les règles classiques de la commande publique (interdisant la préférence locale directe) continuent de s'appliquer.
