Pour intégrer la résilience thermique dans les marchés publics, il est indispensable de substituer aux critères d'évaluation purement économiques de nouvelles exigences basées sur la performance microclimatique au sein des pièces de consultation (cahiers des charges, CCTP).

Voici les leviers contractuels et stratégiques à mobiliser selon les sources :

  • Rédiger  des CCTP performanciels : Il faut introduire des clauses obligeant la maîtrise d'œuvre à fournir des notes de calcul de confort d'été ou une simulation d'ensoleillement (de type héliodon rapide) dès la phase d'esquisse du projet.
  • Imposer  des standards pour les matériaux : Les cahiers des charges doivent exiger des seuils minimums concernant l'Indice de Réflectance Solaire (SRI) pour les aménagements de surface, les matériaux de voirie et les toitures (technologies Cool Roof).
  • Exiger la pluridisciplinarité des équipes : Les marchés publics doivent comporter des clauses de performance environnementale qui rendent obligatoire la collaboration de la maîtrise d'œuvre avec une équipe pluridisciplinaire (comprenant notamment un paysagiste, un écologue et un thermicien urbain) dès le lancement de l'opération.
  • Sécuriser     les budgets dès la programmation : L'intégration du climat doit se traduire par une clarté des exigences microclimatiques dans l'enveloppe financière globale, ce qui peut se formaliser par la présence d'une ligne budgétaire dédiée à ces enjeux.

La réussite d'un projet climato-résilient dépend ainsi de la capacité de la maîtrise d'ouvrage publique à traduire ses ambitions de rafraîchissement urbain en véritables obligations contractuelles opposables.

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