Si l’acheteur ne connaît pas ou peu le secteur d’activité relevant de l’objet du marché qu’il envisage de lancer, il existe différentes techniques pour lui permettre d’établir dans les meilleures conditions possibles son cahier des charges.
Pour préparer la passation d’un marché public, l’acheteur peut effectuer des consultations ou réaliser des études de marché, solliciter des avis ou informer les entreprises de son projet et de ses exigences. Il s’agit du sourcing (ou sourçage) (article R.2111-1 du Code de la Commande Publique).
Le sourcing, ou études et échanges préalables, est une pratique qui permet aux acheteurs de solliciter les entreprises en amont des marchés publics.
L’idée est d’éviter de rédiger un cahier des charges qui ne réponde pas, ou seulement en partie, aux capacités des entreprises et de minimiser ainsi le risque de voir sa consultation ne pas trouver de réponse adéquate, ou du moins, adaptée au besoin de l’acheteur. Si le besoin n’est pas bien défini, l’acheteur prend le risque en effet d’aboutir à des offres infructueuses.
Les intérêts du sourcing
Pour l’acheteur :
Pour l’entreprise :
Pour identifier les entreprises, l’acheteur peut utiliser des plates-formes de référencement de fournisseurs, comme la solution E-fournisseurs de Marchés Online par exemple. Il peut ensuite les solliciter pour réaliser des entretiens.
Chaque entretien devra faire l’objet d’un compte-rendu, pour tracer les rencontres avec les entreprises et le contenu des échanges.
Le sourcing n’est pas une procédure de consultation : ce n’est pas un acte d’achat.
Les renseignements et documents récupérés lors du sourcing serviront de « matière » pour permettre à l’acheteur d’optimiser la rédaction de son cahier des charges.
L’acheteur ne peut pas se servir des données recueillies auprès des entreprises qui ont participé au sourcing pour créer un cahier des charges orienté, de manière à satisfaire une entreprise en particulier, provoquant ainsi une distorsion de concurrence.

