Possibilité offerte par l'acheteur à un candidat de corriger une erreur purement matérielle dans son offre, sans en modifier l'économie ni son caractère compétitif
La régularisation des offres est un mécanisme procédural d'encadrement strict par lequel l'acheteur public a la faculté d'autoriser un soumissionnaire à corriger ou compléter une offre initiale déclarée «irrégulière », c'est-à-dire incomplète ou qui ne respecte pas les exigences formelles des documents de la consultation.
Ce dispositif s'applique par exemple en cas d'oubli d'une signature électronique, d'omission d'un sous-détail de prix ou d'une pièce technique mineure demandée au RC. Toutefois, cette démarche est encadrée par des limites juridiques strictes fixées par l'article L. 2152-2 du Code : la régularisation ne doit en aucun cas aboutir à une modification substantielle de l'économie de l'offre ou de son contenu technique concurrentiel. Elle ne peut être accordée qu'à condition que l'offre ne soit pas « anormalement basse » et le principe d'égalité de traitement impose à l'acheteur d'offrir cette possibilité de mise en conformité à l'ensemble des candidats se trouvant dans une situation similaire.
La régularisation est une pure faculté pour l'acheteur et non un droit acquis pour l'entreprise : il est crucial de déposer un pli parfaitement complet dès le premier envoi pour ne pas risquer l'élimination directe.