Somme versée au titulaire avant tout service fait, destinée à financer le démarrage des prestations et à soulager sa trésorerie.
L'avance est une somme d'argent versée par l'acheteur public au titulaire du marché avant tout commencement d'exécution des prestations et sans contrepartie de service fait au préalable.
Ce mécanisme financier protecteur a été conçu pour soutenir la trésorerie des entreprises, leur permettant de couvrir les dépenses initiales d'approvisionnement en matériaux, de mobilisation du matériel et d'ingénierie préliminaire sans avoir à recourir à des emprunts bancaires à court terme.
L'octroi d'une avance est une obligation légale dès lors que le montant du marché (ou du bon de commande) dépasse 50 000 euros HT et que sa durée d'exécution excède deux mois.
Le taux minimal de droit commun est fixé à 5 % du montant initial du marché, mais la réglementation étatique l'a fréquemment rehaussé (notamment pour les marchés de l'État où il atteint couramment 20 % ou 30 % au profit des PME).
L'avance fait l'objet d'un précompte (remboursement) progressif par déduction sur les acomptes versés au titulaire.
Le titulaire a le droit légal de refuser expressément le bénéfice de l'avance dans l'acte d'engagement, mais ce refus est irrévocable une fois la notification du marché intervenue.